Ce film n'est plus
disponible dans
notre programmation
Ce film n'est plus
disponible dans
notre programmation

Mes voisins

Cinéaste : Med Hondo France, Mauritanie, 1973 PRODUCTION : Les Films Soleil O
35'
Français Anglais

À propos de ce film

Résumé

Des travailleurs africains expatriés parlent de la vie quotidienne et du racisme sur les marchés du travail et du logement à Paris dans les années 1970. Ce court métrage révèle les possibilités pour le cinéma de parler de l'état postcolonial du monde.

L'avis de Tënk

Med Hondo était un cinéaste et un homme paradoxal : lié par sa foi politique et son histoire de militant au Parti Communiste Français (le plus doctrinaire et orthodoxe d'Occident), mais en même temps artiste très expérimental dans sa recherche cinématographique, on pourrait dire un Maïakovski franco-mauritanien. Ses films sont des objets sauvages, inclassables, libres : mélanger du cinéma direct, du ciné-tract, du vidéoclip musical, de l'animation agitprop, voilà de quoi est fait "Mes voisins". Un fragment de l'extraordinaire long-métrage "Les Bicots-nègres, vos voisins", fresque sur les causes de l'immigration et sur la situation des immigrés, sous la forme explosive d'un mélange de documents captés sur le vif et de saynètes, de chansons, de dessins animés. Un ciné-cri.

Federico Rossin
Historien du cinéma, programmateur indépendant

Cinéaste

Med Hondo

Né en Mauritanie en 1936, Med Hondo émigre en France en 1958. Il fonde d’abord une troupe de théâtre puis se tourne vers le cinéma. Doublure française de la voix d'Eddie Murphy et d'une multitude d'acteurs noirs américains des années 80-90, il est aussi un cinéaste profondément imprégné de culture marxiste. Après deux courts métrages, il tourne durant les week-ends son premier long métrage, "Soleil Ô", Léopard d’or à Locarno en 1970. Il y raconte la désillusion d'un immigrant africain arrivant sur le sol français. L'œuvre de Med Hondo, méconnue en France, questionne et met à mal les rapports entre les peuples Africains et leurs anciens colonisateurs ainsi que leur émancipation. Parmi ses films les plus connus : "Nous aurons toute la mort pour dormir" (1977, sur la lutte du Front Polisario pour l’indépendance du Sahara Occidental), "West Indies, ou les nègres marrons de la liberté" (1979, comédie musicale sur la traite des esclaves et l'asservissement des populations antillaises à la culture européenne) et "Sarraounia" (Sélectionné à la Berlinale en 1987 et qui raconte la vie de la reine africaine du même nom ayant résisté avec son peuple face aux massacres perpétrés par les colonisateurs au XIXe siècle). Med Hondo meurt à Paris en 2019.